Déterminée à communiquer le plus simplement possible avec les autres, elle apprit à parler et passa beaucoup de temps dans sa vie à faire des lectures et des conférences. Elle apprit également à "écouter" les gens parler en posant ses doigts sur leur visage, leurs lèvres, en distinguant les différentes vibrations. Elle devint aussi très douée en lecture du braille.

Pendant ses études au Radcliffe College, elle écrivit avec l'aide d'Anne Sullivan, son autobiographie The Story of My Life.

Helen décida de consacrer sa vie aux autres, devenant auteure et conférencière. Elle défendit notamment la cause des personnes handicapées (en fondant en 1915 Helen Keller International, pour la prévention de la cécité), mais milita aussi au sein de mouvements féministes et pacifistes.

Elle reçut en 1964 du président Lyndon B. Johnson, la médaille présidentielle de la liberté, l'une des deux plus hautes distinctions civiles des États-Unis, et fut élue en 1965 au National Women's Hall of Fame. Elle consacra beaucoup de ces dernières années à la collecte de fonds pour l'American Foundation for the Blind.

Helen Keller mourut dans son sommeil le 1er juin 1968 chez elle, à Easton dans le Connecticut.

Helen Keller et sa mère, Kate Adams Keller (à gauche), et Anne Sullivan (au centre), 1914